Il y a des périodes où l’on sent que tout déborde. Pas seulement les placards, mais aussi la tête. Trop d’objets, trop de visuel, trop de petits trucs qu’on ne voit même plus mais qui fatiguent sans qu’on sache vraiment pourquoi. Désencombrer, ce n’est pas tout jeter ni viser une maison Pinterest. C’est surtout une façon de respirer à nouveau.
Le challenge 30 jours, 30 objets en moins part de là. Un principe simple, presque trop simple : retirer un objet par jour pendant un mois. Pas de grand ménage épuisant, pas de week-end sacrifié. Juste un petit geste quotidien. Et ce qui est assez magique, c’est que ce tri ne fait pas seulement du bien à la maison… il fait aussi du bien au budget.
Comment fonctionne le challenge 30 jours, 30 objets
Les règles du jeu
Chaque jour, on choisit au moins un objet qui sort de la maison. Vendu, donné ou jeté, peu importe. Certains jours, ce sera facile et rapide. D’autres, on hésitera un peu plus. Et c’est normal. Le but n’est pas d’aller vite, mais d’être régulière pendant 30 jours.
Pour éviter que les objets s’entassent en attendant une hypothétique motivation, le plus simple est de prévoir dès le départ trois endroits bien définis : un sac pour ce qui sera vendu, un pour ce qui sera donné, et un dernier pour ce qui partira au recyclage ou à la poubelle.
Se fixer un objectif motivant
Ce challenge devient vraiment efficace quand on lui donne un sens clair. Ça peut être très concret : retrouver un salon plus aéré, un dressing plus lisible, une cuisine plus agréable à utiliser.
Il peut aussi y avoir un objectif financier. Se dire par exemple : « si je peux récupérer entre 50 et 150 € ce mois-ci, je les utiliserai pour quelque chose de précis ». Une sortie, un resto, une cagnotte vacances ou un achat réfléchi. Avoir cette destination en tête aide énormément à tenir sur la durée.
Les zones à désencombrer : un planning simple sur 30 jours
Semaine 1 : entrée et salon
On commence par les zones visibles, celles qu’on traverse tous les jours. Dans l’entrée, un tri rapide des chaussures, manteaux et sacs fait souvent une énorme différence. Les pièces trop petites, abîmées ou jamais portées sont souvent plus faciles à laisser partir qu’on ne le pense.
Dans le salon, on s’attaque aux câbles, papiers, magazines et objets qui traînent autour du meuble TV. Les vieux chargeurs sans appareil, les notices inutiles et les piles de magazines périmés prennent beaucoup de place pour très peu d’utilité.
En fin de semaine, un regard honnête sur la déco suffit : bibelots, plaids, coussins. Si un objet ne vous plaît plus ou ne sert plus, il n’a aucune obligation de rester là.
Semaine 2 : la cuisine
La cuisine est souvent l’un des endroits les plus révélateurs. On commence par la vaisselle : mugs ébréchés, assiettes dépareillées qu’on n’utilise jamais, verres en trop.
Viennent ensuite les ustensiles et le petit électroménager. Beaucoup de gadgets ont l’air pratiques sur le papier et finissent oubliés au fond d’un placard. Les retirer libère de l’espace… et de l’énergie.
Un passage par les placards alimentaires permet aussi de faire le ménage dans le périmé, les doublons et les produits qu’on garde « au cas où » sans jamais les consommer.
Semaine 3 : salle de bain et chambre
Dans la salle de bain, le tri est souvent libérateur. Produits périmés, échantillons accumulés, vernis secs, serviettes en fin de vie… tout ce qui n’est plus sain ou agréable à utiliser peut partir sans regret.
Dans la penderie, l’idée n’est pas de tout réduire, mais d’être honnête. Les vêtements trop petits, jamais portés ou en trop grande quantité prennent une place mentale disproportionnée.
Les tiroirs et tables de chevet cachent aussi leur lot de surprises : livres commencés puis oubliés, chargeurs inutiles, bijoux cassés qui attendent une réparation depuis des années.
Semaine 4 : chambre enfants et zones fourre-tout
Les jouets méritent un tri régulier. Ceux qui sont cassés, incomplets ou largement en trop peuvent sortir sans culpabilité. Même chose pour les livres déjà lus et les cahiers terminés.
Les derniers jours sont parfaits pour les zones qu’on repousse toujours : cave, garage, placards « fourre-tout ». Ce sont souvent là que dorment les objets jamais sortis de leur carton.
Que faire de ce qu’on désencombre ?
Ce qui peut être revendu
Certains objets ont encore une vraie valeur. Les vêtements en bon état se vendent facilement, tout comme les jouets complets, la déco ou le petit mobilier. En restant réaliste sur les prix, il est tout à fait possible de récupérer entre 80 et 150 € sur un mois.
Ce qu’on donne
Donner est souvent la solution la plus simple. Vêtements propres, livres, jouets peuvent faire des heureux ailleurs. Associations, boîtes à dons et relais textiles permettent de désencombrer rapidement, sans charge mentale supplémentaire.
Ce qu’on jette ou recycle
Tout ce qui est cassé, taché ou inutilisable peut partir sans culpabilité. Recycler quand c’est possible aide aussi à acheter plus consciemment par la suite.
Comment optimiser les ventes sans y passer sa vie
Faire une session photo en une seule fois fait gagner énormément de temps. Une lumière naturelle, un fond simple et quelques photos nettes suffisent largement.
Les annonces efficaces sont claires et honnêtes : marque, taille, état, prix cohérent. Proposer des lots permet aussi de vendre plus vite et d’éviter les échanges interminables.
L’impact sur le portefeuille
Sur 30 jours, le résultat est souvent très concret. Quelques vêtements, quelques jouets et deux ou trois objets plus volumineux suffisent à atteindre une centaine d’euros.
Cet argent n’est pas un bonus inattendu. C’est simplement de la valeur qui dormait dans les placards. Le réinvestir consciemment change complètement la perception du challenge.
Garder une maison légère après le challenge
Une règle simple permet d’éviter de repartir dans l’accumulation : pour chaque nouvel objet qui entre, un objet sort. Cela oblige à réfléchir avant d’acheter et à vérifier si l’on a vraiment la place.
Reprendre le challenge en version courte, sur 7 jours par exemple, tous les trois ou six mois, aide aussi à maintenir l’équilibre. Le désencombrement n’est pas un grand ménage ponctuel, mais un processus.
30 jours pour changer sa façon de consommer
Ce challenge va bien au-delà du rangement. En un mois, on apprend à regarder différemment ce que l’on possède, ce que l’on achète et ce qui mérite vraiment de rester.
Si vous vous lancez, prenez le temps d’observer ce que ça change, chez vous comme dans votre façon de consommer. Souvent, c’est là que l’envie de continuer s’installe naturellement.
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